Chaire de logiciel libre Finance sociale et solidaire

Des logiciels libres pour une finance sociale et solidaire

lundi 10 août 2009 par Administrateur

Contexte

La crise économique mondiale actuelle est un moment propice pour explorer d’autres modes d’organisation des échanges financiers. L’économie sociale, s’appuyant sur les technologies de l’information et des communications (TIC), peut constituer une alternative valable en s’appuyant sur des logiciels libres de qualité prenant en compte les normes internationales les plus rigoureuses du domaine.

Le secteur financier s’appuie massivement depuis le début de l’informatique sur les technologies de l’information et des communications (TIC). Avec la virtualisation de la monnaie, les TIC sont encore plus essentielles que jamais dans ce secteur.

Pour la finance, une gamme logicielle chère et protégée

Les logiciels applicatifs utilisés par le secteur financier sont historiquement soit des logiciels maison jalousement protégés car ils représentent un élément stratégique distinctif des organisations les ayant produits, soit des progiciels propriétaires produits par des SSII et vendus à des prix élevés vu leur grande valeur pour leurs utilisateurs.

Ces logiciels incorporent par des règles d’affaires et des modèles de traitement une logique de maximisation des profits inhérente à une économie de marché néo-libérale. Pour certains, ces logiciels sont « orientés » vers des objectifs incompatibles avec une mission sociale ou solidaire.

L’essor de l’économie sociale : quels logiciels ?

Parallèlement au développement du secteur financier traditionnel, le secteur de l’économie sociale a connu un essor considérable. On a vu apparaître des regroupements importants et un foisonnement de petites et moyennes organisations œuvrant dans la finance sociale et solidaire. Les mutuelles, les fonds de travailleurs, la micro-finance, à titre d’exemples, doivent offrir à leurs membres ou sociétaires des services d’un niveau équivalent aux organisations financières traditionnelles.

Les plus gros joueurs de l’économie sociale, avec leurs moyens importants, ont créé leurs propres logiciels, mais qu’en est-il des autres ? Actuellement, l’offre de logiciels libres applicatifs pour la finance sociale et solidaire est quasi inexistante.

Ce qui distingue principalement les logiciels de l’économie sociale peut se résumer ainsi :
- la triple reddition de compte — financière, sociale et environnementale ;
- et les indicateurs de performance orientés vers la finalité particulière de ce type d’institution.

Aux points décrits précédemment s’ajoutent, suite aux débâcles financières récentes et à la globalisation des marchés, de nouvelles normes et réglementations beaucoup plus strictes devant être prises en compte par les logiciels financiers. Citons :
- l’International Financial Reporting Standards ou IFRS ;
- le Global Reporting Initiative ou GRI ;
- le Control Objectives for Business and Related Technology — Contrôle de l’Information et des Technologies Associées ou COBIT ;
- la loi Sarbanes-Oxley ;
- au Canada la loi 198 ;
- et les accords de Bâle.

Pour compléter ce tableau, il est utile de rappeler que les échanges entre les institutions de l’économie sociale doivent être possibles entre elles et également avec les institutions de l’économie traditionnelle. En conséquence, les logiciels de l’économie sociale doivent respecter les mêmes normes pour être acceptés au même titre que n’importe quelle autre institution du marché.

Nous pouvons conclure que le développement d’une famille de logiciels spécifiques à l’économie sociale et répondant aux exigences contemporaines du marché représente un défi systémique de taille. C’est l’objectif ambitieux que nous nous sommes fixé.


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